Notre-Dame : réservation gratuite
Oui, vous pouvez visiter Notre-Dame de Paris sans réservation. L’entrée à la cathédrale est gratuite pour tous. Réserver un créneau reste facultatif et permet de réduire l’attente.
Peut-on entrer sans réservation ?
- Sans réservation : rejoignez la file d’attente des visiteurs sans créneau. En période d’affluence, l’attente peut être plus longue et l’accès dépend de la capacité d’accueil.
- Avec réservation : présentez-vous au créneau choisi pour bénéficier d’une attente réduite.
Quand réserver ?
Réservez le jour de votre visite, quelques heures avant votre arrivée. Des créneaux sont ajoutés régulièrement. Il n’est pas possible de réserver plusieurs jours à l’avance.
Comment réserver gratuitement ?
- Consultez le site officiel ou l’application de la cathédrale.
- Sélectionnez un horaire disponible dans le portail de réservation.
- Validez votre réservation gratuite.
- Retrouvez votre billet numérique dans votre boîte e-mail.
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Suivez une visite autonome de 15 étapes commentées grâce à la carte interactive. Choisissez le parcours extérieur, le parcours intérieur ou combinez les deux.

Celui qui l’a commencée ne l’a pas terminée
Notre-Dame · Narration en français · Gratuit
Transcription
Levez les yeux lentement, pas d’un seul coup. D’un étage à l’autre, la façade de cet édifice ne semble pas avoir été façonnée par la même main. En bas, tout paraît sculpté d’un seul geste. Plus on monte, plus on dirait que plusieurs mains ont perdu le fil, puis l’ont repris chacune à leur manière. Ce n’est pas un déclin. C’est un héritage. Les travaux de cette façade commencent en 1200. L’évêque Eudes de Sully les fait avancer. Mais le plan n’est pas de lui. Il l’a lui-même hérité d’un prédécesseur qui avait déjà passé des décennies à poser les bases ailleurs dans l’édifice. Sully poursuit le chantier. Puis, en juillet 1208, il meurt. Il laisse derrière lui un plan, et ce plan est strict. Symétrique, divisé en trois : trois portails, quatre puissants contreforts découpant la façade en bandes verticales, traversées de lignes horizontales superposées. Les portes, une longue rangée de statues, la fenêtre ronde, une galerie d’arcades élancées, puis deux tours. Tout ce qui se trouve sous les tours s’inscrit presque dans un carré parfait. Le Corbusier, entre tous, y voyait une pure création de l’esprit, régie par le carré et le cercle. Ses successeurs respectent le plan, pour l’essentiel. Guillaume d’Auvergne reprend le chantier, puis une suite d’architectes après lui, jusqu’à l’achèvement des tours vers 1250. Cinquante ans, plusieurs esprits, et la façade se lit encore comme une seule idée. Pour l’essentiel. Car les deux tours ne sont pas jumelles. Celle du nord, à votre gauche, est plus large que celle du sud d’environ un mètre ; les ouvertures du beffroi et les piliers qui les entourent ont eux aussi des proportions différentes. Viollet-le-Duc, qui restaure l’édifice au XIXe siècle, le remarque en 1856 et suppose qu’une tour sud plus étroite laissait davantage de place au palais épiscopal voisin. Ce n’est qu’une hypothèse. Aucun document du XIIIe siècle ne le confirme. Il y a aussi ce qui manque. Des flèches avaient été envisagées au XIIIe siècle. Elles ne furent jamais construites. Les tours s’achèvent par une terrasse plate couverte de plomb et une balustrade de pierre, comme depuis près de huit cents ans. La grille est donc bien réelle, tout comme ses exceptions. Sully ne l’a jamais vue achevée, et ceux qui l’ont terminée ne l’avaient pas dessinée. Reculez suffisamment : votre regard remet tout en ordre et recrée la symétrie. Voilà à quoi sert une grille. Elle survit à ceux qui l’ont infléchie.